Une nouvelle de " la Pince' : Si ton moteur fait des cliquetis.....

Publié le par Christian

 Si ton moteur fait des cliquetis, ça vient rarement des soupapes ou conte de Noël pour un printemps précoce


 
C’est par un après-midi de décembre pluvieux, que seule la perspective de Noël pouvait dissiper l’infinie tristesse de ce ciel Parisien tellement gris que la Seine s’est perdu et nous aussi en allant à Coulommiers, que nous allâmes à Coulommiers pour inspecter un Astir CS, projet d’achat du cluble. Dur dur de causer la France. Après quelques virages mal négociés, la vallée du petit Morin, surmontée des Ardennes à gauche et des Marais Poitevins à droite et vice versa dépendant du versant en partie et de ta compréhension en totalité, abrite la vaillante commune de Pressetoi sur Môa passablement arrosée par le Beau Danube Bleu, célèbre pour ses truites combatives, on ne le répètera jamais assez. Vaillante est cette commune, car elle repoussa gaillardement les Huns en 437, les Hautres l’année suivante, en 438 pour être précis, et infligea une sévère défaite à tous les forts en gueule venus des pays voisins avant, pendant et après les jours de quiétude qui ont du mal à se caser dans les folies répétitives et absurdes des hommes. Ses murs résonnent encore du bruit de terribles batailles ou alors c’est le moteur de mon car (en anglais in the prose). On peut au détour de quelques virages, par instant seulement, si le temps est dégagé et que t’es pas trop bourré, apercevoir la mer et ses flots bleu sur lesquels les mouettes vont danser. Tant de paysages variés et divers sont rarement rencontrés en un seul et même endroit, sauf en hiver bien sûr et avec pas mal de rhum. Nous quittâmes cette vallée de rêve à l’orée d’une soirée dont la quiétude fut à peine troublée par quelques volutes de fumée échappées d’antiques cheminées, c’est dire si ça fait et fera chialer dans les chaumières. Encore tout chargés de cette délicate odeur de bois brûlé qui dissimule assez mal celle de quelques alambics artisanaux et secrets, nous allions vaillamment,inspirés par les lieux, à l’assaut du plateau des Milles Vaches en empruntant une route sinueuse et malaisée qui mit à l’épreuve les quelques bourrins que peut compter une 206 surmenée par d’innombrables pousse-toi que je me gare, occupation favorite de la plus part du con citoyen détenteur d’un permis d’écraser les chats et les personnes décorées de la carafe. Malgré cet handicap, c’est dans une belle ligne droite et vent dans le dos que nous allions dépasser fièrement les installations qui depuis des kilomètres nous précédaient en nous narguant. Un demi tour plus loin fut nécessaire car nous étions arrivés à aller au-delà du but fixé. Faut le faire, on ne se surpasse pas tous les jours. On a vite fait de se fabriquer des idées sur les Astir du célèbre fabricant Séchelaire. C’est grand, d’une beauté froide toute germanique et on se demande à quoi ça peut servir. D’une envergure relativement encombrante de 26 m pour un F2, un moteur ridicule dans le dos et seulement deux places pour les passagers, c’est cher payé, je trouve, et n’incite pas les téméraires à l’élargissement du cercle familial. Alors grosse déconvenue pour deux cons venus quand on nous a dit que l’Astir c’était le petit là-bas au fond du hangar qui aurait pu s’appeler tout aussi bien Oncetir. Très malheureux c’est que nous avions fini par faire. Il en a fallu des verres dans les auberges du grand Morin (ça pousse vite à cet âge là) pour noyer la peine du Potugo. C’est pour ça qu’il n’a pas vu la barrière au péage, c’est pour ça que la maréchaussée nous a pris en chasse, c’est pour ça qu’on a jeté les canettes de bières qui bloquaient les commandes, c’est pour ça qu’on entendait des cliquetis uniquement dans les virages, c’est pour ça qu’on a été plus léger et qu’on a pu les semer, c’est pour ça qu’on va passer de bonnes fêtes de fin d’années en attendant d’avoir l’immense joie de vous retrouver tous sur le terrain. Mais là, Astir ou pas on se tire pas, on est bien.

La Pince

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Publié dans Humour

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